Vis ma vie d’autoentrepreneur

Ou comment je me suis lancée et pourquoi c’est un vrai combat !

J’avais envie de vous faire part de mon expérience en tant qu’autoentrepreneur ou freelance. J’ai ce statut depuis décembre 2014, mais durant ces 4 dernières années je n’ai pas toujours travaillé à mon compte. Et oui car quand on devient son propre chef il y a du positif mais aussi du négatif, voici mon témoignage

tasse like a boss

Tout d’abord pour ceux qui ne le savent pas, je fais de la communication. J’ai suivi une formation plutôt généraliste qui m’a formée aussi bien à l’événementiel, aux relations presse & à la com écrite, aux bases en PAO (indesign, photoshop, montage), au marketing, bref à la mise en place d’une stratégie de communication dans sa globalité.

Il faut savoir que la com c’est un milieu très concurrentiel que ce soit à son compte ou même en entreprise. Il y a beaucoup de candidats pour beaucoup moins de postes…

Du coup fin 2014, alors que j’occupais un poste bien pourri dans lequel je ne m’épanouissait pas du tout, j’ai décidé de proposer à un ami qui terminait un CDD et qui n’avait aucune piste pour la suite, de nous lancer ensemble dans l’entrepreneuriat et il a accepté.

Je trouvais que nos profils étaient plutôt complémentaires, moi plutôt stratégie et communication écrite, lui plus spécialisé en graphisme & webdesign… Parfait pour se lancer dès début 2015 ! Nous avions donc 1 objectif : se faire de l’expérience ! Si notre petite affaire fonctionnait tant mieux si elle ne fonctionnait pas tant pis, nous aurions au moins un peu plus d’expérience pour aller toquer à la porte des employeurs. Nous avons donc lancé Com’Êtes ! 

Cliquez ici pour voir le site de Com’Êtes.

 

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Com’Êtes – ancien logo

Et il se trouve que cela a plutôt bien pris dès le début, nous étions déjà en collaboration plutôt bénévole avec une association de quartier dans le 95 qui a voulu passer à la vitesse supérieure en nous proposant de leur facturer des prestations plus ambitieuses. Et ensuite le bouche à oreille s’est fait !

Des associations, mais aussi des artistes car avant même de me lancer avec David je proposais mes services en tant que Chargée de Communication d’un studio d’enregistrement et je manageais depuis peu une artiste Soul. Donc les choses se sont très vite enchaînées.

Bon après il faut être conscient que nous étions jeunes (et beaux… ou pas ^^) et même avec une année d’alternance et des stages au compteur il fallait faire nos preuves et nous créer notre book, nos références.

Pour y arriver ? Accepter beaucoup de « petits plans » et même des plans non rémunérés mais qui nous permettaient d’exister, de nous faire connaître et d’avoir de l’actu. Cette stratégie a été payante et puis il faut savoir une chose si vous l’ignorez : il est possible de cumuler le statut d’autoentrepreneur et celui de demandeur d’emploi. Ainsi quand vous gagnez de l’argent, vous le déclarez et il est déduit de votre aide versée par Pôle Emploi et quand vous ne travaillez pas, Pôle Emploi vous verse votre aide intégralement. Sacré filet de sécurité pour se lancer !

Mais voilà le temps passait et même si notre vie professionnelle était passionnante, remplie de challenge, de rencontres, de nouvelles expériences, il était évidemment difficile de se verser 2 salaires tous les mois.

Puis sont arrivés quelques échecs sinon ça aurait été trop beau, avec des remises en question de notre côté mais malheureusement très peu du côté des clients évidemment. Sont arrivés aussi les mauvais payeurs…

Ce qui m’a toujours impressionné c’est la capacité que les clients ont de vous étrangler en négociant les tarifs au ras des pâquerettes mais tout en gardant les mêmes exigences que s’ils travaillaient avec une agence comme Publicis !

Au moins on a compris qu’il y a des clients à éviter… comme l’administration française et le public par exemple !! Plus radins et plus mauvais payeurs que des petites associations de quartier…

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Mais voilà c’est instable et il faut en plus lutter contre son propre entourage. Sachez-le si vous devez vous lancer à votre compte, la pression de l’entourage surtout quand on est jeune peut être forte. Que ce soit David (mon associé) ou moi-même, nous ne venons pas de familles hyper aisées, fortunées et du coup nos parents qui étaient plutôt contents au début de nous voir nous bouger pour avancer, ont commencé à émettre des réserves quand les temps étaient un peu plus durs, au moment même où nous aurions eu besoin d’un soutien sans faille.

Rien de plus normal pour des parents que de s’inquiéter pour leurs enfants. Personnellement j’avais tout de même un loyer en région parisienne à assumer (j’étais en coloc mais quand même) ainsi qu’un prêt étudiant à rembourser. Et puis il y a le temps qui passe et l’excitation de votre entourage qui faiblit et se transforme en une forme d’impatience « alors ça en est où ton affaire ? « , « Alors vous avez des nouveaux contrats ?  » …

C’est vrai que cette question de l’entourage est très importante je pense, vous voyez il y a ceux qui dès le début n’y croient pas, ils ne le disent pas forcément mais on voit les regards sceptiques ou qui disent  » c’est n’importe quoi ce délire ». Et comme je vous l’expliquais il y a ceux qui y croyaient mais qui n’ont pas forcément conscience que  créer sa structure et surtout la développer ça prend du temps, plusieurs années. Et nombreux sont les entrepreneurs, à succès aujourd’hui, qui ont échoué hier avec 3 ou 4 entreprises avant de réussir enfin !

J’estime ne pas avoir à me plaindre, car j’ai reçu du soutien ! Mais quand je revoyais certaines personnes après quelques temps et qui me demandaient  » Alors tu vas chercher du travail maintenant ?  » ou  » tu travailles en ce moment ou tu fais quoi déjà ? « , c’était à cette époque une vraie claque ! Car non seulement tu te demandes si ces gens t’ont vraiment écouté parlé de ton projet ? Et tu te rends compte que si c’est le cas ils ne t’ont pas pris au sérieux, ils n’ont pas cru en toi où pire encore ils n’y croient plus…

Nous sommes restés sur ce modèle durant environ 1 an et demi, puis nous avons décidé de reprendre le chemin de l’entreprise. Nous avions besoin de faire un point, un break et de retrouver une stabilité financière. Avec comme objectif de revenir à nos projets un peu plus tard. Moi j’ai conservé la partie « Musique » à côté de mes différents emplois (je n’ai toujours pas trouvé LE poste en communication pour lequel j’ai pourtant étudié 3 ans après le bac…).

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Depuis quelques mois à la suite d’une fin de CDD, et jusqu’à aujourd’hui, je retravaille en freelance : 1 mission courte et 1 mission de plusieurs mois !

Je pense à nouveau à repartir en entreprise car mon avec mon chéri que je nomme mon Dragon (cela fait 3 ans que nous sommes ensemble) nous avons des projets et notamment celui de partir au Japon. Et pour cela je souhaite pouvoir retrouver un salaire fixe qui me permettra d’économiser plus facilement. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot ! Tout d’abord je n’ai pas encore trouvé le poste même si j’ai une piste très intéressante et je sais que dans le futur, je souhaite développer cette activité.

Je ne me suis jamais autant épanouie dans mon travail que lorsque j’étais à mon compte ! C’est en freelance que j’ai découvert que la communication était pour moi une vraie passion ! C’est incroyable comme il est facile de se lever tôt quand on sait que le travail qui nous attend est génial, excitant, passionnant, enrichissant. Tout avait un sens car c’est nous qui l’avions voulu. L’époque où nous avons commencé est une époque qui restera gravée dans ma mémoire ! Parfois je me couchais à 3h du mat’ pour me lever à 7h car il y avait beaucoup à faire et pourtant je me sentais libre, je me réveillais le matin, j’étais fatiguée mais tellement sereine.

Et puis nous avons découvert en même temps le milieu de la musique, cela devra faire l’objet d’un autre article car sinon celui-ci sera sans fin, mais que voulez-vous, quand votre réunion consiste à parler musique, concert, Facebook, image de l’artiste etc… Ça n’a pas de prix ! Certes un milieu de requin mais croyez moi il y a de sacrés bons côtés !

Alors si cet article a un goût d’adieu à ma vie d’autoentrepreneur, il n’en est rien, désolée pour ceux qui l’espéraient ahah ! Mais ceux qui me connaissent savent qu’avec moi rien n’est joué d’avance et qu’une bonne opportunité, en entreprise ou à mon compte, peut tout chambouler. Même si certaines personnes vous diront  » oui mais la vie tu sais c’est pas toujours faire ce qu’on veut, c’est aussi du travail » et bien ne les écoutez pas ! Votre vie vous en faites ce que vous voulez et si le système actuel nous pousse à croire qu’il est normal de passer 40 ans à faire un boulot que nous n’aimons pas, il n’en est rien !

Je n’ai pas peur d’avancer, je n’ai pas peur de me tromper, je n’ai pas peur de quitter un poste qui ne me convient pas, je n’ai pas peur d’affronter la jalousie, la perfidie, la malhonnêteté des gens qui m’entourent. Ce dont j’ai peur c’est d’être enchaînée ! Enchaînée à une vie qui ne me plait pas, à un travail qui me ronge, à un système qui m’emprisonne, à des regrets ou à une maladie qui m’emportera avant que j’ai eu le temps d’en profiter ! Alors j’avance et parfois oui, je change de direction…

Ps : si vous voulez vous lancer à votre compte ou si vous êtes simplement curieux, n’hésitez pas à me poser vos questions en commentaire en dessous de cet article ou via mon instagram : neko-line 😉

Une réflexion sur “Vis ma vie d’autoentrepreneur

  1. Pingback: Je change de vie… encore ! ^^ | Neko Line

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